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Samedi 1 décembre 2007

Bonjour à toutes et à tous,

 

Il est difficile de communiquer les informations et les actions menées par notre mouvement des étudiants mobilisés en musicologie en raison de la fermeture de l’université. Nous comptons donc sur vous pour transmettre autant que possible à vos connaissances du département les propositions que nous allons vous faire ici.

 

Petit à petit, se mettent en place des actions, souvent isolées et donc peu efficaces ou du moins pas assez, qui ont pour but de montrer aux yeux du plus grand nombre ce qu’il se passe en ce moment dans notre département, et qui risque très probablement de toucher toute la musique, les arts et la culture dans peu de temps. Ainsi, il faut nous organiser.

 

Des tracts ont été imprimés : à nous de les diffuser maintenant, et ce de manière réfléchie : jeudi soir, un petit groupe d’étudiants en a distribué devant le cinéma Comoedia, où se déroulait une soirée de rencontres du court-métrage documentaire, en partenariat avec l’Université Lumière Lyon 2. Il paraît évident qu’il faut toucher en premier lieu les autres artistes, qui doivent se sentir les plus concernés : leur avenir ne s’annonce pas plus rose que le notre…

 

Ainsi nous proposons que des tracts soient distribués à l’entrée des grandes manifestations musicales lyonnaises : Auditorium de Lyon, Opéra de Lyon, Salle Rameau, CNSM etc. Les personnes volontaires peuvent nous contacter à nicolas.nebout@free.fr : une liste des concerts où nous pouvons être présents Cosera rédigée et nous organiserons en conséquence la participation de chacun. Une intervention est par ailleurs envisageable, selon les possibilités, en début de concert, un peu sur le modèle des intermittents du spectacle lors de leurs grèves (un discours préétabli serait alors rédigé). Il est impératif que nous suivions quelques règles simples :

 

-         Ne jamais être seul ; les visages en première ligne ne doivent par ailleurs pas être toujours les mêmes, que des « cibles » ne soient pas établies par l’administration, surtout pour la prise de parole.

 

-      Ne pas parler de la LRU lorsque l’on souhaite prendre la parole dans le cadre de la défense du département de musicologie.

 

-        Ne jamais parler en son propre nom, mais au nom des étudiants mobilisés du département de Musique et Musicologie de l’Université Lyon 2 par exemple.

 

-   Enfin rester toujours calme, et ne pas tomber dans le jeu de provocation de certain(e)s administratifs : mieux vaut faire profil bas et ne rien dire, même si nous mourrons tous d’envie de remettre certaines personnes à leur place, cela ne ferait que décrédibiliser notre action…

 

Nous avons également expérimenté la distribution de tracts à Bellecour, de manière sédentaire, avec en arrière fond un concert mené par quelques musiciens. Ceci s’avère une réussite, autant dans la proximité créée avec le public et leur plus grande réceptivité à nos demandes, ainsi que sur la question épineuse du financement de l’impression des tracts. Cette opération peut donc être reconduite, là encore de manière organisée : un groupe est déjà relativement rodé pour Bellecour, il nous faut maintenant réfléchir à d’autres endroits et d’autres occasions où nous montrer (sachant que très souvent des autorisations sont à demander) : Parvis de l’Opéra ? Centre commercial de la Part-Dieu ? Gares ?

 

Nous devons ensuite être présents au grand évènement de la fin d’année lyonnaise : la Fête des Lumières. Des ensembles vont-ils y participer ? Auquel cas la diffusion des informations serait possible, mais pas de manière sauvage : nous sommes suffisamment nombreux (445 je vous le rappelle !!) pour couvrir cette manifestation en soutien de nos étudiants impliqués dans un concert.

 

Enfin, il serait important de mettre les tracts à disposition des librairies musicales, luthiers, conservatoires ou encore de toutes les institutions que nous avons citées ici. La communication est essentielle et la sensibilisation du public comme des professionnels un grand atout.

 

Merci de nous communiquer au plus vite vos bonnes volontés, nous savons que vous avez envie d’agir pour sauver votre présent et votre futur : voici l’occasion de montrer ce pour quoi vous vous battez, grâce ce que vous savez le mieux faire !

 

Musicalement,

Par Musicolyon
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Mercredi 28 novembre 2007

Universités, le grand soir

  Réfutations II

 

  
Un film (68’) proposé par L'Autre campagne et Sauvons la recherche Paris

 

 

Réalisé par Thomas Lacoste 

 

1 - http://www.dailymotion.com/video/x3fgh7_universites-le-grand-soir-1

 
 

2 - http://www.dailymotion.com/video/x3fghe_universites-le-grand-soir-2

 
 

3 - http://www.dailymotion.com/video/x3fgpw_universites-le-grand-soir-3_politics

 
 

4 - http://www.dailymotion.com/video/x3fgre_universites-le-grand-soir-4_politic

 

Avec par ordre d’apparition : Christian de Montlibert (sociologue), Anaïs de Courson (comédienne), Christophe Charle (historien), Jacqueline Heinen (sociologue, présidente du Conseil d'administration de la CP-CNU), Eric Herbert (physicien, post-doc), Sophie Pochic (sociologue), Daniel Steinmetz (chimiste, SNTRS-CGT), Bernard Convert (sociologue), Hélène Combes (politiste), René Bagorski (conseiller confédéral CGT) et Frédéric Neyrat (sociologue)." 

Nous vous invitons à faire connaître et circuler le film "Universités, le grand soir". Il peut être publié sur des sites internet. Nous vous demandons cependant une seule mention obligatoire :

Pour soutenir cette initiative et les futurs opus de la série"Réfutations" vous pouvez acheter le DVD 12 € (frais de port inclus) paiement en ligne www.lautrecampagne.org ou par chèque à l’ordre de L’Autre association, 3, rue des Petites Ecuries, F-75010 Paris.

 
 
Par Musicolyon
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Mercredi 28 novembre 2007

Bonsoir à toutes et à tous, 

 

 

Le collectif Sauvons La Recherche de Lyon organise une journée qui se veut nationale - c'est à dire que l'idée émise sur Lyon devrait être reprise par toutes les universités de France étant dans le mouvement et se dérouler le même jour.

Voici en copie le message lancé à l'échelon national :

 

Le collectif Lyonnais SLR a décidé de coordonner l'action sur Lyon entre personnels et étudiants des diverses universités. Aussi nous appelons tous les personnels et étudiants Lyonnais qui s'inquiètent de l'évolution en cours de notre système d'enseignement supérieur et de recherche à se rassembler le 11 décembre autour du site universitaire de Lyon 2 sur les quais avec deux mots d'ordre: "une université qui ferme c'est la jeunesse qui meure" et "une autre réforme est nécessaire et possible".


Ce n'est pas caricatural ! C'est ce qui est déjà en train d'arriver à certaines filières dont les diplomés ont une employabilité à court terme faible (musicologie, Art et science du spectacle), mais demain cela va s'étendre nécessairement à un plus grand nombre de formations sur tout le territoire (selon le tissu économique local...)

Donc, tous en noir nous encerclerons l'université afin de la protéger des attaques en cours.

NOUS VOUS APPELONS TOUS, DANS VOS REGIONS, A PLANIFIER UNE ACTION DE CE TYPE. ACTION SYMBOLIQUE LE 11/12, TOUS EN NOIR, PROTECTION D'UN LIEU SYMBOLIQUE DU SAVOIR UNIVERSITAIRE CHEZ VOUS....
 

 

 
Il est très important que nous nous montrions digne dans cette action. Il nous faut donc la préparer correctement, la coordonner.

 

Nous vous proposons de rameuter toutes vos forces vives, toutes vos connaissances étudiantines dans les autres filières type ASIE.
Il faudra correctement planifier l'action.
Le but est
de faire sobre (pas festif, pas de paroles) et avant tout de frapper l'opinion publique (le message symbolique est fort : tous en noir - il faut trouver des gong ou des tamtam (sorte de gong, pour ceux qui auraient oublié les cours d'organologie) ou des tambours détimbrés ou des caisses roulantes - à moins que l'on passe en boucle le début de la Grande messe des morts de Gossec ou autre requiem). En outre la presse sera présente (d'où la nécessité/contrainte de suivre à la lettre cette "mise en scène").
 

L'idée est de fédérer TOUTES les universités dans une action où elles puissent se retrouver.


Nous vous invitons donc à faire circuler cette information très rapidement, et la proposer au plus grand nombre (et notamment en AG).
 

Il faut des messages percutants et brefs, des actions correctement coordonnées et instantanées, et il nous faut des retours (pour que l'on sache jusqu'où l'on peut aller dans la préparation).

 
Il n'y a pas d'autre volonté que celle de montrer que le département de musicologie et les filière de ce type vont à une mort certaine (et par extension, une université comme lyon 2 risque de perdre son âme).


Bonne journée à toutes et à tous,

 

 

 
Par Musicolyon
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Mardi 27 novembre 2007

Personnes présentes :

 

-         Nathalie FOURNIER (Doyen de la faculté LESLA) ;

 

-         Corinne MÉRIC (Chef des services administratifs et financier) ;

 

-         Marie VIEL (Licence 3) ;

 

-         Stéphanie MAILLARD (Capes) ;

 

-         Guillaume DOURY (Licence 3) ;

 

-         Nicolas NEBOUT (Licence 3) ;

 

-         Guillaume JANIN (Master 2).

 

Objet de la réunion : clarification des récentes « rumeurs » qui mobilisent le département Musique et Musicologie.

 

Sur proposition des étudiants, Madame le Doyen introduit l’entretien par un bilan de la situation actuelle.

 

Le département Musique et Musicologie étant le plus petit de la faculté en termes d’étudiants, il possède peu d’espace en terme de moyens, n’ayant pas la possibilité de jouer avec les dotations. Une autre difficulté, partagée avec le département ASIE réside dans les enseignements de pratique (formation musicale, harmonie au clavier etc.), auxquels sont ajoutés les enseignements de formations disciplinaires très poussés, notamment les concours qui sont déficitaires. Le problème des choix en Licence 3, qui sera développé plus tard, est mentionné, en particulier vis-à-vis de la maquette. Madame Fournier s’est déclarée consciente des problèmes du département, ainsi que de la cohérence des étudiants autour de leurs enseignements et de leurs enseignants. Après avoir évoqué la grande mutualisation qui régit l’université, Madame le Doyen explique que cette année la difficulté vient d’un déficit du département Musique - c’est-à-dire que les charges sont supérieures aux moyens. Ceci touche par ailleurs toute la faculté : l’Université ne lui a pas accordé cette année de rallonge, même s’il devrait y avoir un réajustement de la dotation en janvier pour notre département. Après calcul en juin 2007 charges/moyens, il est apparu un déficit de 800 heures, hors concours. Madame Fournier ne se reconnaît pas qualifiée pour juger de ce qui est important pour le département, mais un plan de réduction a été accepté puis mis en route par le Conseil de Fac en définissant les priorités. La décision n’a donc pas été arbitraire mais discutée et négociée.

 
 

Suite à ce bilan administratif, nous avons posé différentes questions à Madame le Doyen.

 

Concernant la dotation IUFM pour les concours : une dotation de fonctionnement est reversée par l’IUFM à l’Université, qui mutualise ensuite vers les différentes filières. Elle est estimée à 250 euros par étudiants, 1500 € de fonctionnement pour le département. Tout cela reste assez flou, Madame le Doyen n’en sait pas beaucoup plus quant au circuit obscur de la mutualisation, et la question de la redistribution équitable de cette dotation au sein de l’Université reste entière… Une revalorisation apparaît d’ailleurs à tous légitime. Les concours étant communs l’an prochain avec Lyon 3, Madame Fournier évoque cette idée pour la Musique en partenariat avec l’ENS…

 

Les négociations entre le département et la faculté posent problème : les représentantes de l’administration restent vagues et s’avèrent incapables de dire exactement quelles étaient les propositions du département. Après quelques échanges de négociations, le département ayant beaucoup consulté de manière démocratique, Madame le Doyen « a tranché », la situation lui paraissant acceptable.

 

Elle ne peut également pas s’engager pour l’année prochaine, et laisse supposer une nouvelle vague de restriction. Mesdames Fournier et Méric rappellent qu’elles n’ont cessé de se battre et de réclamer des moyens pour le département, obtenant auprès de Gilbert Puech l’informatique musicale au semestre 2 (réclamé en premier lieu par les professeurs du département).

 

Les cours d’acousmatique et de sociologie ne seront pas assurés au semestre  6, car ils sont pris en charge par des vacataires, n’étant pas sûrs d’être payés. Pourtant ils ne sont pas supprimés : ces options sont en effet susceptibles d’être ouvertes ou non, puisqu’elles sont présentes sur la maquette. Se pose alors l’épineux problème des options de Licence 3 : il n’y a de la place que pour une option, alors que 10 sont proposées aux étudiants. Le choix s’en trouve indéniablement appauvri, voire annihilé. Madame le Doyen propose de répartir ces options sur les deux semestres, et même sur le Master, afin qu’elles soient nourris. Elle se trouve démunie lorsque nous expliquons que tous les étudiants ne souhaitent pas forcément aller en Master, ou bien qu’il est parfois essentiel de suivre une option en Licence 3 pour rentrer dans certaines écoles etc. et se défend en invoquant son incapacité à deviner ; le vague reste de rigueur… Elle confirme par ailleurs que le cours d’ethnomusicologie aura bien lieu.

 

Madame Fournier refuse de s’engager concernant les vacataires et se décharge sur le département pour connaître la liste des vacations. Sous prétexte qu’ils possèdent un autre emploi, il semble que la précarité de leur statut s’en trouverait justifiée…

 

Après que nous ayons rappelé les véritables soucis des étudiants à propos de l’enseignement qui leur ait dispensé, nous insistons sur un point récurrent : les étudiants arrivent à accepter les conditions de travail, si la formation proposée est cohérente avec leurs attentes, quitte à travailler sur des pianos désaccordés… Madame le Doyen, tout en s’accordant sur la vétusté des locaux, rappelle alors nos privilèges : notre situation sur les quais en centre ville, et l’exclusivité des salles pour le département. Ceci nous permet de faire « notre cuisine horaire ». Les deux représentantes de l’administration insistent sur leurs efforts de longue haleine aux maigres résultats : demande auprès du secrétaire général pour la salle des clés (mais un expert a déclaré nos locaux non insalubres), couloir du sous-sol repeint, ou consécration de la salle 1 pour les cours de pratiques collectives. La faculté des lettres n’est apparemment pas la mieux traitée aux dires de Madame Fournier, si l’on considère la récente réfection de locaux au sein de l’Université. Pour information, les pianos sont accordés deux fois par an…

 

L’entretien revient alors sur l’aspect pédagogique du débat. Nous l’interpellons sur la nécessité du choix et de la diversité des enseignements, qui pousse les nouveaux bacheliers à intégrer telle ou telle fac. La réponse se fait attendre, et on nous engage à discuter entre étudiants des options ou types de formations qui paraissent prioritaires. Plus loin encore, il faudrait réfléchir à davantage flécher les parcours et pourquoi pas spécialiser le département : attirer les étudiants pour ne pas les décevoir après, en quelque sorte… Après la restriction de cette année, il nous est rappelé que la qualité de l’enseignement n’est pas touchée, et qu’il n’y a pas d’amoindrissement horaire pour les étudiants. Dans le cas du cours de sociologie, on nous dit qu’il n’est pas prévu sur la maquette, ce que cette dernière s’empressera de démentir, document en main… Les étudiants ayant choisis une des options supprimées devront se rabattre sur une autre option, rattraper leur retard dans cette option (Madame le Doyen rappelant que nous sommes dans une logique de semestre), un nouveau contrat pédagogique leur sera par conséquent remis. Jusqu’à présent la diversité était financée, mais maintenant il apparaît que ce n’est plus le cas… La nouvelle dotation de l’année prochaine dépendra du nombre d’étudiants ; encore une fois aucune promesse n’est faîte pour l’an prochain, et la politique actuelle semble appelée sans grande surprise à se pérenniser.

 

Madame Fournier estime alors que la question essentielle est de connaître la raison pour laquelle les étudiants du département ont choisi cette faculté plutôt qu’une autre : nous répondons tous que la diversité et la qualité de la formation était notre principale motivation. Cela permet dès lors de s’orienter de manière optimale. Il nous est rappelé que la réalité financière régit notre monde et que ce n’est plus possible… Et les excellents résultats du département aux concours ? Aucune réponse à cette preuve irréfutable de la qualité de notre enseignement actuel. Nous insistons alors sur le cercle vicieux qui s’installera[it] : une restriction des moyens financiers engendrera une baisse de la qualité de la formation, qui attirera dès lors moins d’étudiants, ayant pour conséquence la baisse des dotations calculées sur le nombre d’étudiants etc. Madame le Doyen reste campée sur son point de vue rappelant qu’il n’est pas possible de tout avoir, que nous ne sommes pas les seuls, et aucun dialogue n’apparaît possible.

 

Nous retentons de sensibiliser Madame Fournier aux spécificités du département et aux nécessités de l’enseignement, mais on nous martèle encore une fois que les étudiants n’ont pas d’heures de supprimées dans leur formation et qu’il y a eu une véritable désinformation. On nous incite à « ouvrir nos professeurs au dialogue ». Il serait important de reconsidérer la place des vacataires, mais sur le problème principal de la dotation, on nous rappelle que la situation n’est pas catastrophique. 

 

Au sujet des groupes bientôt en sureffectif, Madame le Doyen n’apporte aucune réponse claire, ne se basant que sur des chiffres, et ne comprenant pas la nature de nos cours, compare nos enseignements de technique comme l’écriture, où l’interaction entre le professeur et l’élève est primordiale, aux exposés en Lettres où le professeur écoute l’élève. Il est intéressant de constater en outre qu’aucun cours à l’Université à l’exception des TICE, n’est considéré comme un atelier.

 

Madame le Doyen maintient qu’elle ne reviendra pas sur ses décisions pour cette année, et nous accuse de discréditer la formation de manière suicidaire – nous avons le tort de diffuser des informations « alarmistes » – tandis qu’elle, au contraire, défend ardemment la musicologie. C’est par ailleurs à nous qu’il est imposé de trouver des solutions : mutualiser entre les niveaux etc.

 

Nous expliquons ensuite le principe démocratique (terme réfuté par Madame le Doyen) de l’Université pour tous, même des personnes n’ayant jamais fait de musique auparavant ou très peu en institution : cela paraît à Mesdames Fournier et Méric tout à fait invraisemblable et extravagant ! Cette dernière confesse que si ses enfants actuellement au lycée souhaitaient aller en Musique, elle serait paniquée et ne verrait cette formation que comme un complément de culture personnelle. Tout ne paraît pas essentiel dans nos enseignements à leurs yeux, et Madame le Doyen nous ramène à discuter avec nos enseignants à ce sujet, tout en suggérant une interchangeabilité des professeurs : là encore c’est au département de réfléchir à cela, au lieu de s’acharner sur notre dévouée Madame Fournier. Celle-ci nous invite à la négociation, très contradictoire (encore !) alors qu’elle déclare ne pas vouloir revenir sur ses décisions.

 

À propos de l’Université, il nous est dit que le budget a légèrement diminué, le plan quadriennal a augmenté, mais des choix sont faits par la Présidence quant à la répartition des crédits.

 

Un bref résumé de l’entretien est enfin présenté par Madame le Doyen : la nécessité des vacataires en tant que professeurs de terrain, l’importance des cours de technique, et la préservation de la spécificité de l’enseignement, notamment la diversité proposée aux étudiants.

    Madame le Doyen ne souhaite pas rédiger de compte-rendu et semble donc implicitement en accord avec ce qui a été retranscrit ci-dessus.

 
Par Musicolyon
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Dimanche 25 novembre 2007
 

Bonjour à tous,

Lors de la réunion du vendredi 23 novembre, 22 étudiants et deux professeurs du département se sont réunis afin de discuter du blocage. Certains d'entre eux ont tenté de trouver des alternatives au blocage : banaliser des plages horaires afin d'organiser notre mouvement tout en assistant à nos cours par exemple.

D'autres affirment que le blocage de l'université fait parler de "nous" et que cette méthode est avant tout médiatique. 


Plusieurs actions ont également été mises en place :

 

- manifestations urbaines musicales et théâtrales.

- création d'un groupe percussions/cuivres pour les manifestations.

- réalisation d'un court metrage. 

On nous propose l'ouverture de la salle informatique et l'accès aux ordinateurs pour créer ce projet ainsi que la rédaction de tracts, affiches, etc... Merci beaucoup! Et à nous d'en profiter !Afin de préparer tous ces évènements, les salles du sous sol seront ouvertes lundi 26, mardi 27 et mercredi 28 à partir de 14h.

Nous vous invitons à venir nombreux avec instruments et motivation! :) 

Nous vous rappelons les deux manifestations de la semaine prochaine :

Mardi 27 et Jeudi 29, à 10h30, place Bellecour.

Bonne fin de week end à tous et à lundi!

 
Par Musicolyon
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Lundi 19 novembre 2007
Bonsoir à toutes et à tous,

Aujourd'hui à 17h, certains étudiants de musicologie se sont réunis à la suite de la réunion des quais de 13h afin de préparer notre participation à la manifestation du mardi 20 novembre, au départ de Jean Macé à 10h30. Nous nous donnons tous rendez-vous à 10h devant le 18 quai Claude Bernard pour nous y rendre ensemble. Puis à 15h, se tiendra une réunion entre les étudiants et le personnel de la faculté LESLA. Nous vous invitons bien entendu à vous y rendre, pour que notre département soit dignement représenté et entendu.

Lors de cette réunion, des tracts ont également été rédigés et pouront être distribués dès qu'ils auront été imprimés. Pour financer ces impressions ainsi que d'autres actions engendrant des frais, nous organisons une caisse commune et demandons la participation de chacun ; celle-ci sera négligeable si tout le monde y contribue...

D'autre part, nous vous rappelons que la lettre au président a été envoyée par courrier et courriel et qu'il est indispensable que nos représentants puisse présenter des exemplaires de cette lettre signés de tous les étudiants lorsqu'ils rencontreront le président. En raison des évènements, il est plus difficile de récolter les documents, mais nous vous rappelons que vous pouvez venir nous voir pour la signer ou l'imprimer et l'envoyer aux adresses suivantes :

DOURY Guillaume, rue de la Thibaudière, résidence Saxe Gambetta,69007 Lyon
OU
VIEL Marie, 46 rue raulin, 69007 LYON

Bonne soirée et à bientôt
Par Musicolyon
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Samedi 17 novembre 2007
Bonjour à tous,

Voici la lettre qui a été envoyée ce matin en recommandée avec accusé de réception à Monsieur Journès, le président de l'Université Lyon 2. Concernant les réductions, notamment à la fin de la lettre, elles ont été opérées dans un souci de clarté, afin que les idées maîtresses et essentielles soient plus clairement exposées et immédiatement compréhensibles à notre lecteur.

Monsieur le Président,

 

Depuis peu, le département de Musique et de Musicologie est durement touché par des restrictions budgétaires (une réduction de 20% au terme de deux
ans a été annoncée). Ces dernières mettront à très court terme en péril la qualité de l’enseignement dispensé actuellement. La démarche pédagogique de notre département se verra ainsi détruite. Si une logique d’équilibre budgétaire est indispensable au bon fonctionnement de l’université, un domaine aussi spécifique que le nôtre ne peut fonctionner normalement face à de telles mesures. Par ailleurs, il nous semble difficile de définir le budget et l'enveloppe horaire de notre département comme il le serait fait pour un autre, dans la mesure où la spécificité d'un enseignement technique, et dès lors professionnalisant, ne le permet pas.

 

De manière plus concrète, nos cours de pratique nécessitent des groupes restreints, en raison de leur portée pédagogique, comme l’harmonie au clavier, la formation musicale, l’écriture, et d’autres parcours optionnels, qui ne peuvent revêtir la forme de cours magistraux. Dans de telles matières, la proximité entre étudiants et professeurs est l’ingrédient clef pour la transmission réussie du savoir, du savoir-faire et du savoir-entendre. Ensuite, il nous faut évoquer une spécificité propre à notre département : la non-interchangeabilité de nos professeurs. À l’heure actuelle, chaque cours nécessite la présence de son spécialiste. Nos études à forte technicité nécessitent des enseignants qualifiés pour certains aspects techniques : nous imaginons mal un enseignant assurer une formation esthétique, historique et technique à la fois. L’intervention de professionnels extérieurs apparaît dans cette optique comme l’élément et le lien indispensables pour l’étudiant vers l’univers professionnel.

 

Pour ces différentes raisons, nous sollicitons un entretien avec vous afin d’évoquer les problèmes, les difficultés et les ouvertures possibles.

 

Nous vous prions de croire, Monsieur le Président, en l’expression de nos salutations distinguées,


Les étudiants du département de Musique et Musicologie


Continuez à diffuser la "version longue" autour de vous : la signature de ce document est fondamentale. Ne sachant pas si la faculté sera bloquée la semaine prochaine, ou si vous pourrez vous y rendre, nous demandons à chacun d'entre vous d'imprimer par ses propres moyens cette lettre (notamment disponible dans les documents du groupe NTE-Musique sous le nom LettrePres.zip), d'y inscrire à la fin vos nom, prénom, et promotion (L1, L2, L3, M1 etc.) et de signer. Ensuite postez ou déposez cette lettre à l'adresse suivante : DOURY Guillaume, rue de la Thibaudière, résidence Saxe Gambetta, 69007 Lyon, ou remettez là à l'un de ces étudiants : NEBOUT Nicolas (L3) ; FONVIEILLE Claire (L3) ; VIEIL Marie (L3) ; CHAMPMARTIN Charly (L3) ; CARTIER Laura (L2), ou encore à toute personne prenant l'initiative de les collecter et de nous les remettre le plus vite possible.

Par ailleurs, après l'annonce de la Présidence de banaliser les cours lundi et mardi, afin en particulier d'éviter tout blocage à la réouverture de l'université à 12h, "sont proposées (...) des discussions qui seront organisées dans le cadre de chaque composante et dans celui de l'Université toute entière." Ne faudrait-il pas ainsi envoyer dès maintenant un mail à Monsieur Journès afin d'obtenir un rendez-vous dès lundi ou mardi, jours apparemment consacrés au dialogue ? Mail auquel nous pourrions également joindre une copie à l'administration de la faculté, aux syndicats, voire aux médias... Nous soumettons cette proposition au jugement de tous, dans un souci de démocratie, cette même démocratie fondamentalement bafouée en toute impunité ces derniers temps... A nous de faire que ces principes continuent d'exister dans nos décisions et nos actions !

Nous attendons vos réponses, que vous pouvez nous communiquer directement par mail à nicolas.nebout@free.fr ou musicolyon@hotmail.fr.

Nous vous engagons également à prendre part au mouvement national et à la manifestation qui se déroulera ce mardi 20 novembre à 10h30 au départ de Jean Macé. La veille, une préparation de la manifestation (confection de banderolles, tracts, etc.)
aura lieu à 17h en salle CR36 au 18 quai Claude Bernard, afin que le mouvement de notre département soit dignement représenté.

Enfin nous tenons à remercier Paul qui a beaucoup donné de son temps et de sa personne pour aider le mouvement, notamment dans la rédaction et la correction de cette lettre, mais qui ne peut désormais tenir son rôle de représentant des Masters.

Merci à tous,



Par Musicolyon
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Lundi 12 novembre 2007
Bonjour à toutes et à tous,

Après obtention de l'accord du secrétariat général, la réunion aura lieu, comme intialement prévu, le

MERCREDI 14 NOVEMBRE A 9H.


Elle se tiendra en SALLE D101, au premier étage de l'entrée du 16 quai Claude Bernard.

Faites passer le message autour de vous, et venez nombreux !!

Par Musicolyon
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Samedi 10 novembre 2007

Bonjour à tous,

 

La réunion est confirmée à la date du mercredi 14 novembre. Nous attendons encore la réponse de la secrétaire générale pour pouvoir accéder à un amphithéatre libre. L'heure n'est donc pas encore fixée mais la réunion aura certainement lieu l'après-midi. Pas d'inquiétudes pour les L2, M LE VOT a accepté de repousser le partiel d'histoire de la musique médiévale. Nous vous confirmerons l'heure et le lieu de la réunion le plus tôt possible. Venez nombreux!
Pour ceux qui souhaitent organiser cette réunion, une préparation de celle-ci aura lieu mardi soir, à 19h en salle 1.

Encore merci à tous les enseignants qui nous soutiennent.

A bientôt!!

Par Musicolyon
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Lundi 5 novembre 2007

Bonjour ! 

Avant toute chose, merci à toutes et tous d’être si nombreux à venir rendre visite au blog.

Mais vous devez continuer à faire circuler le lien autour de vous, en particulier chez les Licence 0, 1 et 2, car nous avons trop peu d’adresses mails pour ces années : la communication est essentielle. Nous vous rappelons également notre adresse mail mise à votre disposition pour toute question ou proposition : musicolyon@hotmail.fr. Envoyez dès aujourd’hui votre nom, prénom, et mail, et nous vous tiendrons au courant, en plus du blog, des informations importantes. Enfin voici l'adresse d'un forum qui vient d'être créé : http://musicolyon.forumpro.fr/.

Par ailleurs, il est bon de vous dire que nous ne sommes pas seuls à vouloir nous mobiliser contre la politique actuelle dans les universités : à Paris I Tolbiac, Rouen, Caen, Toulouse Mirail, ainsi qu’à Aix-Marseille, les étudiants ont voté la grève dans leur majorité, non seulement pour le rejet de cette fameuse loi relative aux libertés et responsabilités des universités, mais aussi d’autres revendications comme la gratuité scolaire, la réévaluation des critères de bourses, ou encore pour un « fonctionnement démocratique de l’université », qui permettrait un vrai équilibre dans les débats et dans les décisions entre les étudiants et les personnels. 

A Aix-Marseille et surtout à Paris Tolbiac, afin de désamorcer le mouvement naissant, le président de l’université a répondu par la fermeture administrative de la faculté. Plus loin, les étudiants de Paris I, qui avaient décidé d’occuper les locaux de la présidence pour protester, contre cette fermeture, se sont vus expulsés par la police vendredi soir (à bon entendeur…). 

Le 31 octobre, une assemblée générale de près de 800 personnes y avait voté à la majorité (650) le principe du blocage ; une première coordination nationale des universités mobilisées s’est tenue à Toulouse le même week-end et appelle, en attendant la prochaine coordination qui aura lieu le 10 novembre, à une journée d’action et de solidarité les 8 et 20 novembre (cf. pour la date du 20 le dernier commentaire article précédent). 

N’hésitez pas à nous confier vos réactions, à parler entre vous, et à nous envoyer des mails pour savoir ce que vous en pensez… 

A notre tour de montrer que nous sommes là…

 

Bonne journée

 
Par Musicolyon
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