Personnes présentes :
- Direction : Claude JOURNÈS , Nathalie FOURNIER, Corine MÉRIC, Marie Thérèse MAURER, Ch. GRANGETTE
- Représentants des étudiants : Paul LORIOT, Stéphanie MAILLARD , Marie VIEL, Nicolas NEBOUT
- Représentants des professeurs : Isabelle BRETAUDEAU, Bertrand MERLIER
Le président ouvre la réunion en annonçant aux étudiants que le fait d’informer les médias ou
l’extérieur ne va pas changer les décisions de la présidence.
Madame MAURER nous dit que nous avons été mal informés. Elle nous explique les mécanismes qui
entrent en jeu dans l’élaboration de la maquette quadriennale. Cette dernière est finalement envoyée au ministère, qui, en fonction de son contenu, attribue des dotations. Notre peur de voir
disparaître le département « Musique et Musicologie » est infondée. Ce dernier fait partie du patrimoine de l’université et affirmer que la présidence veut le voir disparaître n’est que
hérésie.
La délégation demande alors à la présidence d’infirmer la rumeur annonçant la suppression de 1200
heures sur l’enveloppe horaire du département sur trois ans. Madame FOURNIER répond. Aucune trace écrite d’une telle demande émanant de sa part ne peut être trouvé. Elle ajoute que la faculté a
eu des difficulté financière. Son travail, dans de telles circonstances, étant de ne pas aller vers un déficit d’heures. Cette année, le département « Musique et Musicologie » devra, quoi
qu’il en soit, en arriver à 400 heures de réduction, sachant que la plus grande partie de cette suppression sera appliquée sur proposition du département.
Sur proposition de Chantal GRANGETTE, les étudiants du département « Musique
et Musicologie » se présentent. La délégation qu’ils constituent a été élue lors d’une assemblée des étudiants du département du 14 nov. 2007. Les membres de la présidence et les deux
professeurs du département se présentent.
Madame le doyen reprend la parole et explique qu’il y a un problème qui est spécifique et qui rend
les affaires du département Musique et Musicologie spécifiques. Deux problèmes sont soulevés. Le premier : il faut remplir les groupes et les rentabiliser. Le second concerne les
options des Licences 3 dans la maquette.
Madame MAURER ajoute à cela que la maquette est actée.
La délégation prend la parole. Elle a été mandatée pour aborder trois points très
spécifiques :
-
Impossibilité de travailler avec des groupes de pratique musicale de quarante étudiants ;
-
Crainte de suppression des options en L3 ;
-
Demande d’explication sur la dotation I. U. F. M.
La délégation évoque la principale crainte des étudiants : le fait de devoir travailler un jour
avec des groupes de pratique musicale de quarante étudiants. Les faits sont exposés. Nos cours de pratique musicale sont spécifiques à notre département et ne peuvent être comparés à un cours de
T. D. de lettres par exemple. Nous avons besoin de nous assoir à côté du professeur afin d’apprendre. L’apprentissage passe par la pratique. La notion de proximité avec l’enseignement dans
ces groupes de pratique, est fondamentale.
Madame le doyen répond. Les ateliers de pratique sont considérés comme des T. D. Elle répète
que ès qualités de doyen, elle assume le fait que les décisions envisagées ou prises sont les siennes. Elle ajoute qu’elle n’a pas eu l’occasion d’en parler tranquillement avec le
département.
La délégation étudiante demande d’où provient cette diminution de moyens financiers.
Madame le doyen revient sur les origines du déficit. Après avoir constaté un déficit important en
juin 2007, elle a demandé son accord à la présidence pour prendre les mesures pour ne pas se retrouver à nouveau en situation de déficit. Il fallait faire quelque chose pour soulager la faculté.
Le problème de la musicologie est très aiguë. Elle demande toutefois à Madame MAURER s’il ne serait pas envisageable d’obtenir un aménagement de la dotation des enseignements pratiques lors des
discussions de janvier 2008. Madame MAURER répond qu’elle est favorable à cette idée. Madame MAURER ajoute ensuite que l’an dernier, durant les réunions sur les moyens avec les doyens, ils se
sont rendu compte que L. E. S. L. A. vivait au-dessus de ses moyens. Le président prend part au débat. La dotation de l’état reste inchangée (et ce pour toute la durée du plan
quadriennal). En revanche, la dotation de la région diminue.
L’ensemble de la délégation insiste ensuite sur la capacité de notre département à représenter
l’université à l’extérieur, à venter son dynamisme culturel. En effet, nous pouvons faire des concerts, avoir un impact fort lors de nos représentations qui sont de qualité, et ce avec différents
ensembles (l’orchestre, le res facta et l’ensemble vocal). La présidence nous explique à ce sujet, que la contribution spécifique (chaque étudiant versait 30 euros supplémentaires lors de
son inscription) n’existe plus et fait perdre par conséquent 700 000 euros à l’université ce qui servaient à financer des actions culturelles. Monsieur JOURNÈS invite le département a
trouver des sponsors privés, des personnes fortunées prêtes à donner de l’argent à la musicologie. Madame MAURER conclut le débat autour de cette question en affirmant que le département Musique
et Musicologie fait partie des disciplines patrimoniales que l’on veut soutenir.
La délégation revient sur le fait qu’en harmonie clavier, par exemple, le travail doit se faire de
manière individuelle. Dans la relation élève-professeur, la proximité est nécessaire. Madame FOURNIER répond que la première des choses qu’il faudrait faire, c’est de regarder sur cette maquette
ce qui est légitimement considéré comme pratique. Les étudiants de la délégation insistent donc sur la spécificité de leurs cours et expliquent qu’on ne peut progresser exclusivement en écoutant
un étudiant se faire corriger son exercice d’écriture. À l’inverse des étudiants de Lettres qui apprennent en écoutant les exposés de leurs camarades, nos disciplines ne s’apprennent qu’en ayant
un rapport étroit entre son propre devoir et la correction du professeur.
La délégation aborde le sujet des options de L3.
La maquette est montrée aux étudiants de la délégation. Un constat est fait par l’ensemble des
personnes présentes. Sur cette nouvelle maquette (votée en 2007) il n’apparaît qu’une seule option en L 3 au lieu de deux. La délégation demande des éclaircissements. Depuis quand est-on
passé à une seule option et qui a pris cette décision ? Mme Le Doyen explique d’abord cela par un choix de notre département. Après réfutation de cette réponse par l’ensemble de la
délégation et des professeurs présents, Madame MÉRIC et Madame MAURER parlent d’une erreur. Madame FOURNIER déclare être au courant de cette erreur depuis la rentrée et l’avoir signalé au
directeur du département de musique, Gérard STRELETSKI. Madame MAURER tient à expliquer aux étudiants le fonctionnement de cette maquette. Le fait qu’elle ait été votée avec une seule option
inclus qu’elle a aussi été dotée avec une seule option par étudiant de troisième année. Il manque donc 42 heures de dotation par étudiants de L3. La délégation évoque donc la possibilité d’un
recours afin de corriger cette erreur. Madame MAURER répond qu’elle va se renseigner. Cette dernière souligne ensuite la gravité de cette erreur. En effet si un étudiant de troisième année étant
noté sur deux options découvre que la maquette n’en prévoit qu’une, il peut faire appel au tribunal administratif et l’année serait donc invalidée. Nathalie FOURNIER explique ensuite que les
options de L 3 sont en causes dans le problème de budget. Elle prend pour exemple les autres filières de la faculté L. E. S. L. A. avec deux ou trois options en
A. S. I. E. D’autre part en lettre, il y a beaucoup d’options mais beaucoup d’étudiants, alors qu’en musicologie il y a dix options mais pour 75 étudiants.
La délégation revient ensuite sur le problème de la dotation I. U. F. M.. Les
étudiants tiennent à préciser que le département Musique et Musicologie de Lyon 2 offre une très bonne formation : 25% des professeurs de musique agrégés en musique et 1/5 des certifiés.
L’ensemble de la présidence semble sensible à cet argument et Madame le doyen insiste sur le fait que les cursus concours sont effectivement déficitaires mais qu’aucun cours n’a été supprimé. La
délégation demande un éclaircissement quant à la répartition de la dotation I. U. F. M. car d’après elle, cette dotation est répartie entre les différentes filières mais aussi dans
des filières qui ne préparent pas de concours. Isabelle BRETAUDEAU ajoute que d’après ses informations la dotation de l’I. U. F. M. est de l’ordre de 90 000 euros et que le
département musique ne touche que 1600 euros. Il est d’ailleurs rappelé qu’en trois ans cette dotation au niveau du département musique est passée de 5000 à 1600 euros. Madame Le Doyen ainsi que
M. le président déclarent ne pas posséder ces chiffres mais la seule chose sur laquelle nous pouvons nous fonder est le mode de calcul du H/E (heures par étudiants). Monsieur JOURNES rappelle
d’ailleurs que ce mode de calcul s’applique pour la dernière fois cette année. Madame MAURER déclare qu’effectivement en ce qui concerne le département musique la dotation iufm arrive un peu
amputée. L’ensemble des personnes présentes décide de reparler de cette question lorsque les chiffres auront été vérifiés. Monsieur JOURNÈS ajoute que les universités sont dotées en fonction de
leur effectif et que le ministère n’a pour le moment proposé aucun autre mode de calcul. Il pense que ces universités devraient être dotées en fonction de leur pourcentage de réussite. Les
étudiants s’empressent de défendre leur département.
Le problème des effectifs des groupes revient ensuite dans la
discussion. La délégation parle des différents cours pour lesquels des groupes vont être supprimés. Les exemples de l’informatique, de l’organologie, de la formation musicale, de l’écriture sont
cités. Monsieur MERLIER demande d’ailleurs une précision quant au nombre d’inscrit en première année. En effet il souligne le fait que les calculs sont faits sur le nombre de 150 étudiants en L1
alors que d’après lui, si on compte les étudiants en double cursus on arrive à 200 étudiants pour les cours comme l’organologie. Madame MERIC et Madame FOURNIER répondent que ces étudiants sont
comptés dans les inscriptions et qu’aucun calcul n’a été fait sans eux. Monsieur MERLIER est certain du contraire et prend pour exemple le cours d’organologie pour lequel le nombre de groupe
proposé après suppression ne convient plus lorsqu’on ajoute les étudiants en double cursus. La délégation demande ce qu’il en est pour ces étudiants au niveau de la dotation. Madame MAURER répond
qu’ils sont dotés en H/E dans leurs deux cursus. Stéphanie MAILLARD souligne le fait que de toute façon en agrandissant les groupes il y a une diminution de la qualité de l’enseignement. Madame
MAURER déclare ne pas être au courant des suppressions de groupes en L 1. Madame le Doyen affirme quant à elle avoir averti Madame MAURER. Le ton montant un petit peu, Monsieur MERLIER
déclare savoir sortir de son droit de réserve : il présente à l’ensemble des personnes présentes les difficultés qu’ont eu les professeurs à dialoguer avec Madame FOURNIER et demandent un
médiateur. Monsieur JOURNES répond à cela en disant c’est une chance d’avoir Madame FOURNIER comme doyen de la faculté LESLA et qu’il le dirait publiquement s’il le fallait. Il explique ensuite
qu’il pense qu’il faut recenser les problèmes qui touchent le département « Musique et Musicologie » et savoir si le département est prêt à faire un effort. Il en vient d’ailleurs à la
question du blocage et déclare qu’il n’est pas possible de trouver des solutions en bloquant une faculté. Les étudiants s’empressent de rappeler qu’ils sont présents pour parler de la musicologie
uniquement et que le débat sur le blocage ne doit pas entrer dans la discussion, que les deux problèmes sont distincts l’un de l’autre. Isabelle BRETAUDEAU recentre donc le sujet en expliquant
qu’elle pense que les enseignants seraient d’accord pour faire des efforts mais qu’il faut garder en vue la pédagogie. Elle souligne que d’en une direction pédagogique et une cohérence de
l’enseignement, il faudrait savoir ou les restrictions budgétaires vont s’arrêter. Cette dernière demande s’il est possible d’avoir des bases et l’assurance que d’autres efforts ne seront pas
demandés par la suite. Madame FOURNIER déclare ne pas pouvoir promettre qu’il n’y aura pas d’autres demandes de restrictions d’heures. Madame MAURER quant à elle déclare ne pas pouvoir se
prononcer pour le moment mais que nous pourrons le savoir plus tard et qu’elle en informera l’ensemble des personnes présentes. Elle répète d’ailleurs que l’ensemble de la direction défend et
défendra la musicologie. Les étudiants présents rappellent que pour eux l’augmentation des effectifs est synonyme de dégradation de l’enseignement et que ce sera de mal en pis si cela continu.
Ils prennent ensuite pour exemple une faculté dans laquelle il n’y aurait plus le choix des options et de gros effectifs. Ils expliquent alors que dans ce cas, les étudiants ne s’inscriraient
plus à la faculté mais seulement au conservatoire qui peut assurer les cours techniques. Le problème se poserait alors pour les étudiants qui n’ont pas un très bon niveau en technique musicale,
car la faculté permet l’accès à la musique pour des musiciens de tout niveau. La direction semble choqué par cette affirmation. Cela leur semble invraisemblable de vouloir faire de la musique
lorsqu’on n’en a jamais fait auparavant. La délégation cite l’exemple de l’un de leurs enseignants (chargé de cours) qui soutiendra sa thèse sous peu et insistent sur le fait que lorsqu’elle a
commencé ses études en musicologie, elle ne connaissait pas une note de musique. Les étudiants continuent en expliquant que le second problème que poserai une inscription en conservatoire est le
coup de celle-ci. En effet, la faculté est ouverte à tous alors que l’inscription en conservatoire est très chère. Madame Nathalie FOURNIER revient donc sur la question de l’assurance pour les
professeurs de ne pas avoir un nouvel effort à fournir par la suite. Elle explique qu’il est très difficile de prévoir les choses et que le problème est qu’ils connaissent trop tard la valeur des
différents financements. Monsieur le Président confirme cette déclaration et annonce qu’ils ont beaucoup d’incertitudes en amont.
Les étudiants demandent une nouvelle réunion afin d’avoir des réponses claires aux questions qu’ils
ont posées. Madame MAURER accepte et annonce qu’elle les convoquera lorsqu’elle aura de plus amples informations à leur fournir.
Restes en suspend les sujets suivant :
-
L’erreur des options en L3 sur la maquette et le recours possible.
-
Le montant et la répartition de la dotation I. U. F. M.
-
La possible assurance ou non d’un effort unique du département musique et non renouvelable.
-
La définition correcte de ce qui doit être appelé atelier de pratique.
Monsieur JOURNÈS conclut la réunion en déclarant que le rôle des doyens et de la présidence n’est
pas facile et qu’il est bien plus facile de gouverner dans la prospérité.
Fin de la réunion.